Ses, dossier 1
Dossier n°1
Intro : Croissance, changement social et développement.
Système économique et social depuis le 18eme siècle avec l’émergence du capitalisme, programme sur l’ensemble du monde.
Capitalisme
Ø Droit de propriété (W, Hommes, machines, terres…)
Ø Éco. de marché (rencontre offre et demande)
Ø Éco. des entrepreneurs (rôle clé de l’E)
Ø s’enrichir pour s’enrichir (culturel et politique)
D’après Karl Marx : Mode de production, rapport social et salariat
18eme > révolution industrielle qui commence en Angleterre, dynamisme économique qui entraîne le changement social et la civilisation industrielle.
Le capitalisme a tenu sur deux siècles car au fur et a mesure des crises il a évolué. On est passé d’un capitalisme peu régulé à un capitalisme régulé par l’intervention des pouvoirs publics dans le marché.
Thème 1 : Présentation des concepts à travers des transformations de longue période.
A) La croissance : un phénomène quantitatif sur des longues durées.
1p14
La croissance commence réellement au 18eme avec la révolution industrielle c’est donc un phénomène récent.
Le niveau de vie est caractérisé par le PIB par habitant.
1- Définition et mesure de la croissance.
La croissance économique est un processus d’augmentation du volume de la production.
C’est un phénomène irréversible ce qui le différencie du phénomène d’expansion (sur une courte période et réversible).
F.Perroux dit :
« C’est l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues d’un indicateur de dimension,*le produit global net en terme réel* »
*(PIB, sans la hausse des prix et les amortissements)
La croissance se mesure avec l’évolution du PIB en - volume.
- valeur déflatée de la hausse des prix.
On raisonne en terme de valeur ajoutée pour éviter de compter plusieurs fois la même chose. Ex : Un produit terminé peut servir de consommation intermédiaire.
PIB = VA + TVA + droits de douane - Subventions
PNB = PIB + revenus primaires reçus du reste du monde – revenus primaires versés au reste du monde.
Revenus primaires - revenus du W
- revenus du K
- revenus mixtes
La banque mondiale distingue trois groupes pour répartir les pays :
-Revenu élevé
-Revenu moyen
-Revenu faible
2- Evolution du PIB sur une longue période.
On peu dire que la croissance sur longue période la plus régulière est aux USA, et elle commence bien plus tôt (dès 1820) qu'en Europe ou en Chine par exemple grâce à l'arrivée du Fordisme et du Taylorisme.
Une différence d'un point de croissance sur des longues périodes ne le parait pas mais est très importante car elle peut creuser de grands écarts.
Ex: Avec un taux d' 1% on atteint le double en 70 ans (1.01)^70 = 2
Avec un taux de 3.5% on double au bout de 20 ans (1.035)^20 = 2
3) Conséquence des différences de rythme de croissance : des niveaux de vie variables. 4p15
Les PIB par hab. aux USA en 2004 est 6.69 fois supérieur à celui du monde en $ de 2002
On constate de fortes inégalités du niveau de vie dans le monde en 2004. Il y a une mise en évidence du contraste entre pays riches (du nord) et pauvres (du sud).
En moyenne la situation des pays à bas revenus s’est améliorée par rapport u monde, certains pays comme la Chine ou la Corée du sud ont eu une amélioration spectaculaire.
Pour d’autre, la situation s’est dégradée, c’est le cas du Brésil. (PMA)
On peut dire que les écarts entre les pays en développement augmentent, entre ceux qui « accrochent le wagon » et les autres.
> Rattrapage de certains pays du sud, mais pas de tous.
Conclusion: On a vu que depuis plus de 2 siècles l’économie mondiale crée de plus en plus de richesses. Cette croissance concerne d’abord les pays industrialisés et depuis quelques années des pays dit : « émergents » connaissant une croissance rapide.
Toutefois, l’indicateur de la croissance, le PIB, ne fournis pas d’indications sur le développement. Il est nécessaire d’ajouter à la croissance, dimension quantitative, une dimension qualitative et structurelle.
B) Le développement, une dimension qualitative et structurelle.
La notion de développement est récente (1940). On s’interroge sur les conditions à réunir pour certains pays parfois colonisés à atteindre le stade des pays dits développés
Le développement est un processus. Des mécanismes pour évoluer. Mais c’est aussi un objectif. (Développement durable)
Nous allons le définir comme processus.
1) Def et mesure du développement.
a- Deux définitions
*François Perroux
*A. Sen
François Perroux définit le développement, comme « combinaison des changements mentaux et sociaux° d’une population qui la rendent apte à faire croitre cumulativement et durablement son produit réel brut global. »
°qualitatif.
La croissance n’entraine pas forcement le développement, par contre le développement rend la croissance durable.
Pour A. Sen c’est l’expansion de l’accès à des libertés fondamentales pour que les individus accèdent à la liberté politique. Cette analyse est à l’origine de la notion d’IDH (1990, par l’ONU…plus précisément le PNUD)
En réalité il existe trois indicateurs :
IDH
IPH (indice de pauvreté humaine)
ISDH (indicateur sexo-spécifique de développement humain).
« Le développement humain est le processus qui permet l’élargissement des possibilités offertes aux individus. » [Définition du PNUD]
Présentation de l’ IDH (doc 11 p.18)
*connaître ses composantes :
Le PIB, l’espérance de vie a la naissance (nombre moyen d’année qu’un individu peut espérer vivre compte tenu des conditions sanitaire de la population), l’alphabétisation et la scolarisation.
*principe de calcul
Chaque composante compte pour 1/3 et est un indice entre 0 et1.
*un indicateur qui n’est pas exempt de critique
Pour les pays riches il n’est pas possible de bien les différencier car ils sont tous au dessus du seuil de 1 (40000$).on a des caractères occidentaux pour mesurer l’IDH.
-les autres indicateurs
On peut avoir un IDH de 0,5 qui n’est pas bien reparti.
ISDH : il y a un IDH pour les hommes et un IDH pour les femmes. Cela permet de mettre en évidence les inégalités hommes/femmes.
On remarque dans le doc11p.18 que IDH de 2 pays peut être le même sans pour autant être a la même place et avoir une répartition différente au niveau de l’espérance de vie par exemple. On peut aussi voir que les pays du nord sont en haut du classement et les pays du sud en bas.
c) des classements différents de ceux portant sur le PIB ou le PNB (doc18p22)
-constats : un pays peut être a 5 place d’écart d’un autre alors qu’il a le même IDH ou bien un pays avec une plus forte espérance de vie mais avec un niveau de scolarisation plus faible aura une place moins élevé dans le classement.
-explication : ce qui fait les différences de classements ce sont les choix du gouvernement, de comment il décide de répartir les richesses.
2) quelques exemples de transformation de structure en France
a) une amélioration des conditions de vie a travers l’espérance de vie a la naissance
doc 9 p17 : TREND a la hausse (25 a 80 en 2000) multiplié par 3,2 en 2 siècle et demi.on observe qu’il y a des baisses , niveau de l’espérance de vie
-progrès en matière d’hygiène
- progrès en matière d’alimentation
- progrès en matière scientifique
- baisse des conflits
-progrès des logements
- progrès en matière d’alphabétisation
b) une transformation de la structure de la consommation
Ce tableau nous présente les coefficients budgétaires
Coef budgétaire : c’est la part de différent consommation dans le revenus des ménages
-Constat : la part de la consommation totale de l’alimentation baisse mais les dépenses augmente. Le revenu par habitants a été multiplié par 28,07. Le problèmes ce que l’on ne sait pas s’il est courant ou constant. Les 3 postes de consommation ont été choisis car ils sont issus des besoins dits primaires. La quasi-totalité en 1700 destinée a ces 3 postes. En 2005, 56% des dépenses de ses consommations sont affecté aux secondaires. Cela montre que les besoins se diversifient. Il manque les transports, la santé, l’école, le téléphone.
-explication : le changements de la structure de la consommation s’explique par le revenu qui augmente mais surtout le pouvoir d’achat.
Loi de Engel : plus une France est pauvre, plus grande est la part de ses dépenses total qu’elle doit utilisé pour se procurer de la nourriture.
La raison pour laquelle cela a changé c’est car l’offre se diversifie de plus en plus. La production de masse permet des changements de prix et de structure
1700-1850 : entrée des industrie textile
1950-2005 : les prix ont baissé grâce aux exportations
Conclusion : le développement transforme la consommation d’un point de vue quantitatif et qualitatif.
c) transformation de l’emploi par secteur (doc 10p18)
Ce tableau nous présente la répartition de l’emploi par secteur
Primaire : agriculture, pêche, sylviculture
Secondaire : industrie, construction
Tertiaire : services
Baisse de la part de l’emploi dans le primaire et le secondaire au profit du secteur tertiaire entre 1901 et 2005. C’est l’activité de l’entreprise qui détermine le secteur. En 1975 le secteur a augmenté grâce a des changements technique : développement de l’industrie. Il rebaisse en 2005 a cause de la mécanisation.
*le progrès technique qui permet des gains de productivité
*l’évolution de la demande
C) le changement social
1) Def. de Guy rocher poly.2
« Toute transformation observable dans le temps qui affecte d’une manière qui ne soit pas que provisoire ou éphémère, la structure ou le fonctionnement de l’organisation sociale d’une collectivité donnée et modifie le cours de son histoire. »
Qu’est-ce qui change ? La culture, abandon de certaines valeurs et choix de nouvelles.
Comment s’opère le changement ? De façon brutale (révolution) Au cours d’une crise économique ou social…
Le rythme du changement : Révolution industrielle, mai 68, 30 glorieuses.
Conditions : Politiques éco. Et sociale du gouvernement. Innovations, changement de –mentalité-culture.
Agents actifs : pouvoirs publics, entrepreneurs, syndicats…
Prévoir le futur ? Impossible car on est « plongés » dans notre temps.
2) Au cœur des sociétés moderne : l’individualisme.
Phénomène récent (17eme)
Les premiers à penser l’individualisme sont les philosophes politiques.
Il n’y a plus de tutelles traditionnelles (famille, religion, le village…) avec l’arrivé de l’individualisme, l’individu devient libre, indépendant, il s’émancipe et devient autonome.
>liberté de vendre sa force de travail : arrivé du salaria.
Création de richesse à la recherche de l’enrichissement ce qui est typiquement occidental. (Capitalisme)
3) La diversité des explications du changement social.
°Pour A. De Tocqueville le changement social s’explique sous l’angle de l’égalisation des conditions, on parle de moyennisation des sociétés.
°Pour Marx il s’effectue autour des conflits entre les classes sociales
°Durkheim l’explique par le changement des solidarités.
°Pour Weber se sont les changements de valeurs et l’arrivée du capitalisme qui l’explique.
°Pour Schumpeter c’est le rôle des innovations portées par la classe des entrepreneurs.
4) Des exemples de transformations liées au changement social.
- Un changement de la structure sociale.
Il existe plusieurs outils pour étudier la structure sociale, entre autres les CSP (PCS), les groupes sociaux (conscience collective d’appartenir au groupe = objectif), classes sociales (sentiment d’y appartenir = subjectif).
[>Scolarisation de la pop.
>Désindustrialisation, tertiarisation.
>Qualification.
>Féminisation.] = Résultat de la croissance et du développement.
- Modification des valeurs et des comportements.
Ex : L’urbanisation en Afrique.
°scolarisation des filles
°W hors foyer +mariage plus tardif + planning familiaux = Baisse des natalités.
°Développement de la monnaie : l’enfant devient une charge.
(Changement de valeur : celles de l’enfant et la place de la femme)
°Meilleur politique de santé > prévention, vaccination, baisse de la mortalité/natalité et augmentation de l’espérance de vie.
>>> Développement !
] On peut aussi emmètre des critiques : l’urbanisation no contrôlée donne naissance à des bidonvilles.
Conclusion : Croissance, développement et changement social sont interconnectés, il est difficile de dissocier ce qui relève de chacun On va étudier dans le thème 2 les interactions.