SES, dossier 6

Publié le par Lu7

Pour quelque erreur, ou si vous avez à préciser, ne vous retenez pas :)

Sociologie: Stratification sociale et inégalités

    On peut classifier la société en fonction des différents métiers que font les individus, leur sexe ou leur âge.
Quand on travail sur la stratification sociale on fait une étude sur la façon dont sont classés les individus ou comment ils se classent eux même.
On étudie aussi la place qu'occupent les groupes au sein de la société.

Groupe social: rassemble des normes et des valeurs. Différent des catégorie car dans un groupe il y a des caractéristique communes plus un sentiment d'appartenance.

Toute société est stratifiée, il y a une hiérarchie donc des différences et des inégalités
( qui incluent la notion de domination, de relation de pouvoir contrairement aux différences qui n'ont pas d'influence sur l'accès aux ressources socialement prisées.)

Étudier la stratification revient à étudier la répartition inégale des droits, pouvoirs, richesses et les avantages/désavantages entre les diverses fractions d'une population.

Dans les sociétés occidentales on utilise les classe sociales dont on peut distinguer deux analyses:

MARX: Elles se définissent par la propriété ou non des moyens de production.
        >>> 2 classes antagonistes définies d'après un critère économique et qui déterminent toute la stratification.

WEBER: Phénomène multidimensionnel concernant la stratification:
        > dimension politique
(pouvoirs)
        >dimension statutaire
(en fonction du prestige)
        >dimension économique
(classes fondées sur la chance d'accès aux ressources)
L'individu n'a pas forcement la même position dans la société selon ces dimensions.

L'étude des inégalités se place selon 2 points de vue qui sont la sociologie
(selon laquelle les inégalités évoluent) et la philosophie politique (qui se concentre sur les valeurs et les inégalités justes et injustes).

            Dossier 6: La dynamique et la stratification sociale.


Notre étude concerne les société dites moderne
( différentes des sociétés traditionnelles) qui existent depuis la montée de l'individualisme.
Elles sont démocratiques (au sens de Tocqueville: elles tendent à l'égalisation des conditions soit la baisse des inégalités réelles) et capitalistes (au sens Marxiste: elles sont inégalitaires). Elles peuvent être analysées en terme de sociétés de classes. Dès lors apparaît une contradiction du fait de la légitimité de ces deux analyses.


Thème 1: Avènement des classes moyennes et réduction des inégalités?

On se concentrera sur la France, où on parle plus facilement de classes qu'aux USA (ils raisonnent en terme de strates).
L'évolution des inégalités est complexe car certaines tendent à disparaître, à apparaître et d'autres à augmenter.

Il s'agira donc d'étudier la réduction des inégalités des revenu et de consommation, au cours d'une période de forte croissance: les Trente Glorieuses.

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A) La thèse de l'émergence des classes moyennes.


H.Mendras, E.Goblot

1/Une référence théorique: H.Mendras.

> vision cosmographique.

La toupie représente l'espace dans lequel les constellations sont en mouvement (opposition au Marxisme).
constellation centrale
constellation populaire
Il est à l'origine de l'idée de moyennisation de la société Française, qu'il reprend de la thèse de Tocqueville et l'égalisation des conditions.

Cf. Valéry Giscard d'Estaing: « 2/3 des Français »
> La France est principalement composée de classe moyenne.

2/ Des caractéristiques des classes moyennes.

L.Chauvel

a. Concernant le niveau de revenu.
La moyenne arithmétique du salaire mensuel net à temps plein est trop sensible donc on utilise le salaire médian aux alentours de 1500€.

b. Une position intermédiaire dans la hiérarchie.
    > PCS (avant 1982) ou  CSP (métier, qualifications, statut, place occupée dans la hiérarchie artisanal ou industrielle selon la nomenclature de 1982)

Si on raisonne avec les CSP, la classe moyenne concerne les professions intermédiaires, une partie des employés et ouvriers (les plus qualifiés) et une partie des cadres et indépendants.
Les autres ouvriers sont dans la classe populaire, les autres indépendants sont dans la classe supérieure.

Si on admet la correspondance entre les CSP et les classes (analyse libérale), ce qui caractérise les membres (les qualifications et le niveau de responsabilités) ont un pouvoir de décision limité.

Or ce groupe « moyen » n'est pas homogène, d'où le pluriel: les classes moyennes.

c. Un sentiment d'appartenance
Dans une CSP on ne demande pas aux gens leur avis pour les placer, cependant, il est possible de leur demande où ils se placeraient subjectivement.

[3p141]: Lorsqu'on raisonne en terme de revenu, il faut tenir compte du nombre de personne dans le ménage, c'est pourquoi l'échelle d'Oxford a été crée.
 
   Un adulte = 1 unité de consommation.
    Les autres adultes à partir du deuxième = 0.7 UC
    Les – de 14 ans = 0.5 UC

Cette échelle permet de tenir compte des dépenses communes.

3/ Le remplacement des barrières par des niveaux.   

En terme de barrière il est plus difficile de changer de place dans la hiérarchie.
Avec des niveaux c'est plus facile, cela par la massification de l'enseignement.

Si on retient la thèse de la moyennisation, il y a un mouvement vers l'égalité. C'est un effet de massification mais pas de démocratisation car il y a le maintient et le renforcement de certaines inégalités.


        B) Une réduction des inégalités.

1/ Baisse des inégalités à long terme selon S.Kuznets.

5p142

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Cela ne concerne que les inégalités du patrimoine et ne peut pas être une loi.
Aussi, elle n'a été constatée que dans un contexte d'après guerre, il existe donc de nombreux facteurs exogènes.








2/ Réduction des inégalités de revenu et consommation de masse.


> de l' après guerre aux années 1980.

a. Baisse des inégalités de revenu 6p.143

1945: augmentation du PA.
L'écart du salaire de l' ouvrier avec celui du  cadre passe de 4 fois inférieur à 2 fois inférieur. (les cadres sont plus jeunes à cause du baby boom)

Baisse des inégalités en bas du strobiloïde.
Baisse du nombre de riche en haut du strobiloïde.

On passe de a forme de l'oignon à celle de la toupie.

Les explications:

*Passage du SMIG (ayant pour but d'empêcher la perte de PA basé sur l'inflation)  au SMIC (basé sur la croissance)

*Généralisation des salaires de transfert (retraites).

*changement des CSP (augm. des qualifications)

Les inégalités sont réduites dans un contexte de forte croissance et d'une nette volonté politique, cependant, depuis 1984 il y a un essor de consommation de masse et les inégalités ne diminuent plus.

b. De l'augm. du PA à la conso. de masse.

Ex: les biens électroménagers 7p.143

Conso.= phénomène social (mode)

La consommation de masse est révélatrice de la moyennisation, il y a massification des conso. Individuelles et collectives (santé, éducation).

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'inégalités de conso.
> les produits sont différents
> le coût n'a pas le même impact selon les budgets
> l'usage social des biens n'est pas le même selon les ménages

Bourdieu parle de la volonté de distinction afin de relativiser l'homogénéisation.

    C) Une réduction des inégalités favorable  la croissance.

>Dans le cadre du Fordisme.

* Elévation des revenus des plus pauvres qui ont une forte propension marginale à consommer ce qui augmente la D effective donc la production, ce qui entraîne la croissance éco.

* Baisse de la fécondité due à la baisse des inégalité, facteur de croissance éco.

* Meilleure scolarité et meilleures qualifications ce qui améliore l'ascenseur social donc la croissance du fait de ce mouvement d « aller vers l'avant ».

* Moins de conflits sociaux = + de croissance éco.

Au cours du XX siècle on a assisté à l'augm. des revenus, scolarité massive et intervention de l'État providence, ce qui entraîne la montée d'une classe moyenne.

Aussi, les comportement de conso. semblent moins marqués par l'appartenance à une classe sociale.

Toutefois, les inégalités n'ont pas disparu. Depuis 1980 elles se renouvelles et le débat sur la stratification sociale remet en cause la thèse de la moyennisation au profit de celle de la polarisation.


Thème 2: Un renouvellement des inégalités depuis 1980.

9p.145: Le BIP40 montre l'augm. des inégalités en France depuis 1983.

    A) Inégalités multiples et cumulatives.

1/ Inégalités de patrimoine.

Depuis 1980 les inégalités de revenu sont stables en terme de rapport inter-décile.
Le patrimoine fait l'objet d'une grande dispersion.


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Les inégalités de patrimoine sont héréditaires et cumulatives.

D'ailleurs la loi concernant les droits de succession sont un facteur d'aggravation des inégalités de patrimoine.












2/ Inégalités d'espérance de vie.

Les femmes ont une espérance de vie supérieure aux hommes.
Cf. différentes explications.

3/ Des inégalités multiples qui forment système.

Utilisation des NTIC qui dépend du réseau, du K culturel, économique et social.
Inégalité de représentation politique à l'assemblée.
Les inégalités se reproduisent sur les générations et forment système.
Le handicap appelle le handicap, celui des parents entraîne généralement celui des enfants, le plus souvent dans les milieux défavorisés.

Cumul, hérédité des positions sociales en société démocratique, ce qui n'est pas nouveau, mais elle semblent se renforcer depuis 20 ans sous l'effet des mutations socio-économiques.

    B)Les mutations économiques qui forment des nouvelles inégalités.

Elles sont nouvelles dans le sens ou elle existaient déjà mais leur ampleur augmente.


1/ Transformation du marché du W et chômage à l'origine d'une montée des inégalités.

>Sur le marché du W, doc 15p.148:

Les pays anglais ont développé la flexibilité des salaires.
En France on a développé les temps partiels, les FPE et ajustements par le biais de la variable quantitative sur le marché du W > (csk: chômage)

On segmente ainsi le marché du W en deux (primaire et secondaire) et on cherche à enrichir la croissance en emploi en baissant les coûts salariaux.

Certains groupes sont plus vulnérables:

* Non diplômés
* Chômeurs âgés
* Jeunes
* Femmes
* D'origine étrangère

Tout cela malgré une législation interdisant ces facteurs d'inégalités.

 ... non terminé



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