SES, Dossier 8

Publié le par Lu7

 

 

Dossier 8 : Idéal démocratique et inégalités



Introduction:


La démocratie est porteuse d'un idéal de liberté et d'inégalités depuis, il est recherché activement mais on constate pourtant que les inégalités se maintiennent.

Dès lors quelle est la nature de cette contradiction? Que font les démocratie pour y remedier?

Thème 1: Quel idéal égalitaire dans les démocraties?


L'égalité consiste à traiter de manière identique des personnes différentes selon le principe républicain d'universalité.
Cela suppose des droits égaux, des chances égales et une égalisation des conditions.

A) Qu'est ce qu'une société démocratique?

Une société démocratiques est une société où l'égalité est la loi sociale et la démocratie est en fait le caractère de l'Etat. (référence à Tocqueville)

1/ Approche à partir de la notion de citoyenneté.

Doc.1: Citoyenneté civile et politique mise en avant par les USA alors que la France insiste sur la citoyenneté sociale. Bismark et son régime autoritaire afin de ne privilegier personne.

Une société démocratique doit faire preuves de ces trois caractéristiques en même temps.

2/ Société démocratique selon Tocqueville.

1p.188 La société démocratique est avant tout un état social.

« Parmis les objets nouveaux [...] l'égalisation des conditions. » Aux USA au début du 19ème siecle cela par une volonté de rapprochement des niveau de vie. En effet les Hommes sont animés d'une passion pour l'égalité même s'il faut pour cela renoncer à leur liberté.

B) Des ambitions contradictoires.

1/ Egalité des droits, des chances des conditions: des objectifs incompatibles?

> En 1980 en France on s'interesse aux inégalités des conditions. Après on parlera plus des inégalités des chances.

 

a- L'impossible égalité des chances? 4 p.189, poly 2.

> Exemple des guerriers: On voit que même dans un système méritocratique il y a des limites à savoir que les enfants dès la naissance ne sont pas sur un même pied d'égalité.

> Texte de François Dubet: Quand on parle de l'égalité des chances il y a une hierarchie basée sur le mérite.

b- Inégalité justes et injustes. P,190 et poly3


Il existes des inégalités car les ressources sont limités et on les redistribu selon des critères, sans quoi chacun compterait uniquement sur l'autre (passager clandestin).

Les inégalités illégitimes ne reposent pas sur l'égalité des chances.

2/ Egalité contre liberté?

a- Mise en évidence par Tocqueville.


La valeur essentielle est la liberté, mais les Hommes sont prêt à y renoncer pour parvenir à l'égalité car ils sont animés d'une passion pour elle, d'où le risque d'une despotisme démocratique ou d'une tyrannie de la majorité.

Les sociétés démocratiques ont du mal à choisir entre l'une et l'autre.

b- Liberté et égalité sont liés. poly4

Il faut tout d'abord être libre pour revendiquer quelque égalité. On ne l'obtient pas en fait dans sa totalité mais « seulement » une égalité des chances n c'est pourquoi certaines inégalités sont justes car elles s'inscrivent dans un contexte d'Hommes libres, dans une compétition entre égaux.


C)Justice sociale, égalité et équité.

Les politiques de nos jours parlent plus d'équité que d'égalité.

Cf. Minc en 1994 lorsqu'il dit que le concept égalitaire est obselette dans un contexte de mondialisation. Ce modèle est menaçant pour l'économie.

Il faut substituer l'équitée à l'égalité.

1/ Justice sociale.

a- Justice comme institution, comme principe.

> Respect des lois, tribunaux.

La justice sociale est un idéal au regard duquel on juge de la situation existante en ce qui concerne la répartition du pouvoiur, du prestige, des revenus, du patrimoine... Elle conduit donc à privilegier l'égalité.


b- Les formes de justice sociale.


> Justice réparative.

> // commutative.

> // distributive.


2/ Egalité et équité. Poly5

L'équité est une propriété du ou des critère de l'égalité que l'on choisi, c'est un jugement moral sur la conception de l'égalité. On ne peut donc pas les opposer.


Ex de l'handicap: Il faut plus de revenus à une une personne handicapée pour qu'elle accède aux même bien être qu'une personne saine.

On introduit donc une inégalité pour la réalisation d'un objectif égalitaire.

On peut aussi citer les impositions progressives.

Un philosophe contemporain se propose de définir des principes de l'équité.


3/ La théorie de J.Raws.

11p193

Le principe de liberté l'emporte sur celui de la différence. Le juste l'emporte sur le bien.

Il faut être vigilant quant à l'utilisation des termes égalité et équité.

Aujourd'hui l'équité est utilisé dans un sens idéologique pour remettre en cause l'universalité au nom d'un argument économique.

L'universalité a en effet un coût qui est plus important en cette periode de ralentissement économique, alors pour baisser ces coût on utilise le terme d'équité.



Thème 2: Des politiques qui varient en fonction des principes de justice sociale que se donnent les sociétés.

 


Poly 6 et 7.


Les Français considèrent des inégalité comme unjustes à l'exemple du PDG de carrefour recemment.

Cela nuirait à la cohésion sociale que les pouvoirs publics recherchent.

On distingue deux cas de figures, deux politiques différentes.


A) Lutter contre les inégalités au nom de la justice sociale.

 

CF.TD17.

1/ Les différents modes d'actions des pouvoirs publics. 15P195


Deux pays peuvent avoir le même degré d'inégalités alors que les recettes publiques répresentent des parts différentes du PIB.


Doc 12 et 13 p 195


> Action au niveau des Revenus primaires.

> // // // // // de redistribution.


2/ Des exemples de mechanismes réduisants les inégalités de revenus.


TD17 > fiscalité progressive comme pour les prestations sociales soit assistances sociales + assistance (RMI).

Pendant les trente glorieuses on lutte contre les inégalités avec l'Etat providence ou l'Etat social Keynesien.

D'autres pays comme les USA considèrent les inégalités comme justes et favorables à l'efficacité économique.


B) Des inégalités justes et favorables à l'efficacité économique.


1/ Inégalités et efficacitééconomique.


* Adam Smith, point de vue libéral, poly 8


La justice sociale repose sur un ordre naturel et Hayeck pousse ce raisonnement au bout en disant que la justice sociale est dénuée de sens.


* inégalités et incitations: elles incitent à agir et rendent comptes des positions différentes des individus sur le marché.

Ainsi, les agents sont rationnels.


> Inégalités de revenu, on incite à travailler plus pour gagner plus.

> Inégalités de conso.

> Inégalités de positions sociales.

> Baisse du bouclier fiscal pour augmenter l'investissement.

> sans inégalités, pas d'innovations.


2/ La critique des effets de la redistribution.


*Effets désincitatifs


> Les revenus de transferts n'incitent pas les plus défavorisés à travailler.

> Les RMIstes seraient devenus des assistés.


Il existe des méchanismes d'assistance et des trappes à l'inactivité.


*Une redistribution contre productive bénéficie aux plus aisés


> Elle appauvrit les plus riches mais n'enrichit pas les pauvres donc désincite au travail.


Courbe de Laffer (conseiller de Reagan) :

[img]

> Les personnes qui fréquentent les théâtres à l'aide des cotisations sont en fait souvent favorisées.


Les arguments libéraux justifient les inégalité car lles sont favorables à la croissance mais aussi car elles garantissent l'équité.


2/ Une justification des inégalités au nom de la croissance.


La discrimination positive est l'ensemble des mesures destinées à permettre le rattrapage de certaines inégalités en favorisant un groupe par rapport au autres quitte à transgresser de façon temporaire l'égalité des Hommes en droit.


A-La discrimination positive. 17P196


> Aux USA en 1960 « affirmative action ». Les politiques touchent des groupes victimes des discriminations négatives, des groupes d'appartenance à trois niveaux:


  • Attribution des marchés publics

  • Entrée à l'université

  • Quota en fonction plublique


> En France concernant les inégalités socio-économiques et territoriale.

  • Parité en politique

  • Cas isolé comme Science politique Paris.


b- Les effets de la discriminations positive.


- Les effets favorables.


  • Emergence d'une classe moyenne Afro-Américaine aux USA

Personnes de couleur à haute responsabilité en Amerique.


  • ZEP: ammène des élèves défavorisés au lycée.


- Les limites. poly9


  • Cela privilégie les élites internes du groupe discriminé.

  • Ils sont stigmatisés car on leur enlève leur mérite.

  • On abandonne le principe républicain d'universalité.


Les mesures de discrimination positive peuvent être efficaces mais présentent des limites et des dangers, surtout quand elles sont mises en place au nom d'arguments économiques.


Les sociétés démocratiques doivent trouver un équilibre entre justice sociale et éfficacité économique puisqu'elles sont inégalitaires (caractéristique culturelle).

Aussi, les inégalités se cuulent d'où le risque d'une société duale avec une partie exlue et qui rescend un sentiment d'injustice et de révolte.


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