Schumpeter
SES spé: Progrès technique et évolution économique, Joseph Alois Schumpeter.
Intro:
*bio.
*problématique
7p37
Le K-isme est un type ou une méthode de transformation.
Le moteur du K-isme sont les innovations qui stimulent l'activité éco. Différent des idées de Ricardo, pas d'État stationnaire.
L'évolution éco. Est un phénomène qui affecte l'économie de façon spontanée, discontinue et globale.
Les innovations majeurs entraînent le k-isme et en le perturbant ce système elles le relancent.
I)Le rôle des innovateurs dans la dynamique du K-isme.
A. Les 5 types d'innovation. 2P35 et 7P37
° Fabrication de bien nouveau (ou amélioration d'un bien existant)
ex: voiture, PC. ...
° Nouvelle méthode de production
ex: robotisation, mécanisation, usine électrifiée.
Nouveau procédé commercial > vente par correspondance, commerce équitable.
° Nouveaux marchés
ex: commerce équitable, Asie.
° Source nouvelle de matière première
ex: pétrole, uranium
// // de produit semis-ouvré
ex: composants électronique.
° Nouvelle organisation
ex: apparition de monopole, fusion, cartels, trois 8, 24/24
B. Les innovations apparaissent par grappes.
>>> rôles des innovations dans l'évolution.
Les innovations apparaissent liées les une aux autres.
Elles sont mises en places par des entrepreneurs qui eux aussi apparaissent en groupes.
Ils ont des aptitudes à créer. Des que l'un d'entre eux va innover, les autres vont suivre en améliorant.
On parle d'innovation majeure suivie de mineures.
* effet d'imitation, d'apprentissage.
Le premier innovateur à une rente de monopole.
L'innovation rend les choses d'avant obsolète.
Elles apparaissent en phase ascendante du cycle.
C. La destruction créatrice.
« ouragan perpétuel de destruction créatrice. »
Le K-isme est toujours en évolution, transformation.
Schumpeter, en rupture avec les autres:
Remise en cause de procédés de prod.
Disparition des branches (E doit se reconvertir.)
Disparition d'emploi.
Changements de qualification.
Bouleversement des modes de vie
crise périodique.
Nouvelles branches (NTIC)
Création d'emploi et de qualification
Bilan de cette destruction créatrice:
>> enrichissement des société K-iste. La création l'emporte à long terme sur la destruction.
L'enrichissement profite d'abord aux masses.
Ex: L'électricité est beaucoup plus révolutionnaire et importante pour le peuple.
«Le nouveau ne sort pas de l'ancien mais apparaît à coté de l'ancien. »
L'évolution est à la fois rupture et continuité.
II)Rôle central de l'entrepreneur et structure des marchés.
L'entrepreneur chez les néo-classique: > CPP > atomicité > pas d'influence.
Il est la pour calculer et réduire les coûts de prod.
A. Schumpeter est en rupture avec cette idée.
1 et 2 P34
poly.1
L'entrepreneur met en place les innovations et prend le risque que ça ne marche pas.
Il doit être résistant nerveusement, face aux pressions des gens qui ne veulent pas du changement.
Il a un comportement déviant (transgresse les lois.)
C'est un jeu de stratégie à court terme.
Il se concentre sur ses chances immédiates.
Il ne cherche pas la maximisation du profit mais prend plaisir à prendre des risques.
S'il réussit, il sera suivit > sentiment de puissance. (pas de motivation purement K-istes.)
Il prend les risques mais ne les supporte pas financièrement.
Le plus souvent il est aussi dirigeant, travail de routine. Or ce travail prend de plus en plus de place; on parle de bureaucratisation < développe la rationalité par rapport à des fins.
B. La structure des marchés.
1/ remise en cause perpétuelle avec des situations acquises.
lorsqu'il innove et qu'il dispose d'un rente de monopole, il n'a pas de concurrence directe mais ressent une pression virtuelle.
Il a donc des pratiques restrictives:
> création de barrières pour empêcher la concurrence.
> limitation volontaire de la prod. Pour augmenter les prix.
Dans cet ouragan, de nouveaux entrepreneurs viennent tenter de concurrencer le premier innovateur.
2/ la nécessité de CPP sur le marché.
Sur le marché les facteurs se déplacent en fonction des perspectives de profits > transparence > pas de profits.
Pour Schumpeter il ne faut pas cette condition pour faire du profit de façon durable, pour assurer le processus d'évolution, en faisant rechercher.
La rente de monopole est la différence entre le profit du monopoleur et le profit en CPP.
Conclusion II)
Sur le marché: > concentration.
>!> danger: risque de disparition du K-isme car la concentration remet en cause la disparition des entrepreneurs (remplacés par des bureaux d'études.)
Max. Weber : Rationalisation (intuitions remplacées par le calcul), bureaucratisation (automatisation) et désenchantement du monde (destruction du K-isme. Au profit du planisme.)
III)Analyse globale du cycle.
Def. Du cycle: Mouvement de l'activité économique, alternés, récurrents, d'amplitude et de périodicité régulière.
A. Présentation des cycles.

> Juglar > Kitchin > Kongratieff
Ils utilisent l'évolution des prix qui traduisent la tension sur les marchés des biens.
On suppose l'augmentation des prix en période d'extension et la baisse des prix en période de récession.
Le cycle traduit les fluctuations et pas le trend (tendance).
B. L'analyse de Schumpeter.
1/repérage des différents cycles et natures des innovations.
1800 1857 1911
1780
1840 1897
> lien entre les évolution et les innovations.
Schumpeter raisonne sur l'économie réelle alors que Kongratieff raisonne sur l'économie monétaire.
2/ les différentes phases du cycle.
a. L'investissement massif se fait par endettement. Augmentation des taux d'intérêt
il faut augmenter les prix pendant la phase de prospérité car la D>O
b. Retournement du cycle: crise.
« La cause de la dépression c'est l'essor. »
Fin de la rente de monopole, augmentation de la concurrence, baisse des prix,
O>D
Destruction créatrice, baisse des profits.
c. récession.
Baisse la demande. Les prix s'effondrent, les taux d'intérêt aussi.
Le chômage augmente, les revenus baissent.
Spirale déflationniste, on vend moins cher et cela se répercute sur les salaires.
d. reprise.
Innovations, prise de risque, phénomène structurel.
L'existence de cycles, donc de crise est un phénomène normal. Cependant cette analyse ne prévoit pas les date de retournement car on ne peut pas savoir quand va arriver la prochaine grappe d'innovation. Rien n'est déterminé.
IV)Actualité de la pensée de Schumpeter et prolongements contemporains.
Elle n'était pas très valorisée dans les universités car on préférait étudier Keynes.
On commence à étudier Schumpeter en 1975 avec le ralentissement de la croissance éco.
A. Les sources actuelles de l'innovation.
1/ RD, brevets et croissance.
Cercle vertueux: innovation > croissance > innovation ...
9p39.
Relation entre RD et croissance.
Pas de réelle corrélation, on peut avoir une forte croissance sans beaucoup investir dans la recherche.
15p42
Brevets et croissance.
> protègent la propriété intellectuelle.
>protègent sur le marché.
Stimule la croissance.
12p40
Taille de l'entreprise et innovations
Les E les plus grosses investissent +.
> Confirme Schumpeter.
Cependant, les petites entreprises émettent des innovations que les grandes mettent en œuvre.
Ce sont des petites entreprises de réseau, des jeunes pousses.
Ex: google, geox, sony.

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